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Dans un projet de rénovation urbaine, lorsque la santé publique ou la sécurité sont en jeux, il est parfois nécessaire de prendre des décisions douloureuses pour aménager l’espace urbain.

Cela peut se traduire par des déplacements ou des démolitions d’éléments du patrimoine architectural ou urbain. Ce sont des décisions toujours difficiles à prendre.

Nous ne sommes ni dans l’un, ni dans l’autre de ces cas, mais bien là dans l’expression d’une politique ambitieuse et méprisante du passé pour servir la vanité des élus.

Lorsqu’un Maire et son équipe sont élus et qu’on lui confie les clés de la ville, ce n’est pas un chèque en blanc qui est donné. C’est un mandat de gestion pour 6 ans des affaires communales, afin de répondre aux besoins d’une grande majorité des administrés.

 

Alors, de quel droit le Maire se permet-t-il de sacrifier le patrimoine urbain, architectural et végétal?

  • La place GEORGES CLEMENCEAU: rayée de la carte.
  • Le monument aux morts : déplacé et honteusement amputé de ses éléments d’origine.
  • Une croix de plus de 150 ans : déplacée on ne sait où.
  • Des arbres presque centenaires abattus. On n’a jamais autant sacrifié d’arbres depuis que des défenseurs de l’environnement sont au pouvoir.

Pour faire avaler la pilule, le projet de Centralité a même changé de nom pour s’appeler « aménagement du Cœur de Bourg ». Quel cynisme, alors que ce cœur historique a été arraché.

On se moque de nous quand on explique que cela est l’application d’un vague programme électoral. Ou encore que toutes les décisions prises et concertations ont été validées démocratiquement par les élus.

La démocratie est bafouée.
Le MAIRE est resté sourd à toutes les suggestions et protestations.
Il a agi en potentat.

Nous aurions pu avoir une maigre consolation si la qualité des aménagements avait été soignée, mais pas du tout. Ce ne sont que blocs de béton, surfaces de goudron, toilettes publiques et silos à déchets qui désormais seront le patrimoine historique de la commune. Quelle honte !

Combien de temps et combien d’argent seront nécessaires avant que cette place ne retrouve un autre visage ?